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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 22:53

Ce qu'on appelle aujourd'hui salsa est un terme aussi large que jazz ou rock. Difficile à définir et sujet à controverses, ce complexe musical est plus qu'un genre musical, une fusion ou un style musical. Il est issu de nombreux rythmes tels que le son, le mambo et la guaracha de Cuba, la plena et la bomba de Porto Rico, et différents styles tels que la charanga, le conjunto, le sexteto et d'autres. Mais il est principalement basé sur une fusion de son montuno et de mambo. Les premières chansons sont Donde estabas anoche (1925, Ignacio Pineiro) et Echale salsita (1933, Ignacio Pineiro). Par confusion ou but commercial, on utilise parfois le terme "salsa" pour y englober d'autres genres incompatibles tel que le merengue, le cha cha cha, voire la latin-house, la cumbia, la bachata.

Le terme salsa englobe cette variété de styles rythmiques et de formes musicales. Pour étudier les racines de la salsa, nous devons nous tourner vers Cuba à cause de ses contributions énormes à ce type de musique. Des pays comme les É.-U., Porto Rico, le Venezuela, le Mexique, la Colombie et la République dominicaine ont aussi contribué au développement de la salsa, mais c'est à Cuba que furent développées ses bases.

Techniquement, la salsa peut être décrite comme un terme général qui regroupe toutes ces musiques, lesquelles sont toutes structurées autour d'une cellule rythmique appelée clave. Ce qui distingue le rythme de la salsa est cette structure rythmique dans laquelle présence et rythme sont strictement maintenus par les musiciens et les arrangeurs, qui créent ainsi une base rythmique unique dans les styles musicaux d'origine afro-caraïbe.

La musique cubaine est une fusion d'harmonies, de mélodies, de rythmes et d'instruments d'Afrique et d'Europe. Cette fusion continue d'éléments dès le XVIe siècle a donné naissance à une multitude complexe et fascinante de formes musicales, donnant à la salsa sa variété d'aspects, d'instrumentations, de pas de danse, de formes poétiques, de structures et de phrases rythmiques et mélodiques.

Un facteur majeur dans le développement de la salsa est sa connexion profonde avec plusieurs styles de percussion, ceci plus particulièrement à Cuba, où les peuples africains réduits en esclavage purent préserver leurs traditions sacrées et séculaires de percussion. Un élément unique de cette tradition est le lien entre musique naturelle ,telle le punk ou le rock, et langage où la parole s'étend au-delà du morceau pour devenir un instrument.

Cette intégration de la percussion dans la culture populaire est peut-être la caractéristique dominante des musiques afro-cubaines -- et de toutes les musiques afro-centristes.


L'héritage rythmique de la salsa est directement lié à la musique populaire cubaine. D'importance particulière à cet égard sont les formes connues comme rumba, son et danzón, lesquelles représentent la consolidation d'éléments séculaires et religieux africains et européens.

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 22:54

Le Son Cubain est considéré comme l'un des ancêtres de la Salsa. Né dans la campagne d’Oriente (Est de Cuba) au cours du 19ème siècle, il résulte de la fusion de mélodies espagnoles dressées par des rythmes africains.

Joué à ses débuts par un trio de musiciens : un « tres », un « bongo » et une « marimbula », le Son Cubain est introduit en 1982 au carnaval de Santiago de Cuba. Dans les années 1920, un des groupes les plus célèbres est le Trio de Miguel Matamoros avec des succès comme « Mamá, son de la Loma », « El que siembra su maíz ».

Le Son Cubain est basé sur un rythme à quatre temps. Il n'a guère de parenté avec son homonyme le son mexicain.

En 1909, le service militaire devenu obligatoire, des militaires de Santiago de Cuba se rendront à La Havane et y apporteront le son où le tempo s'accélèrera, et le nombre de musiciens passera à six : Sexteto Boloña, Sexteto Occidental ; le Cuarteto Oriental devient le Sexteto Habanero.

Peu à peu, des orchestres ont délaissé le danzon pour jouer du son.

Une variante du son, le sucu-sucu, naît dans l'Île des Pins (Cuba) (compositeur le plus célèbre : Eliseo Grenet).


Dans les années 1920, un des groupes les plus célèbres est le Trio de Miguel Matamoros avec des succès comme « Mamá, son de la Loma », « El que siembra su maíz »... Il est bientôt concurrencé par d'autres, comme le Sexteto Munamar, le Sexteto Machín, qui ont légué eux aussi des enregistrements inoubliables.


En 1927, Ignacio Piñeiro crée le Sexteto Nacional, qui deviendra ensuite Septeto Nacional, ajoutant pour la première fois dans l'histoire du son une trompette comme instrument principal.
En 1928, le Septeto Nacional est la vedette de l'Exposition universelle de Séville en Espagne.
Rita Montaner qui possédait une très belle voix de soprano, avec son pianiste Ignacio Villa, le célèbre « Bola de Nieve » (Guanabacoa [Cuba], 1911 - La Havane, 1971) triomphent ensemble à Paris avec le pregón-són du pianiste cubain Moisés Simons « El Manicero ».


La mode du son gagne les États-Unis d'Amérique (là bas on l'appelle rhumba), avec « El Manisero » (The Peanut Vendor) enregistrée par Don Azpiazu et le Havana Casino Orchestra et interprétée à Broadway par Antonio Machín.


En France, ce sont Don Barreto et les Lecuona Cuban Boys qui feront connaître, entre autres, le rythme du son.


En 1930, Arsenio Rodríguez fusionne le son avec le guaganco (une des formes de la rumba) et donne naissance au son montuno (Papauba et Para bailar son montuno).

Vers 1950, Beny More evolue le son avec autres ritmes cubains (Castellano que bueno baila usted et Vertiente Camaguey); les portoricains vont eux aussi adopter le son. L'un deux, Ismael « Maelo » Rivera, « El Brujo de Borinquen » sera sacré « Sonero Mayor ».


Carlos Puebla, à l'encontre de la tendance à en accélérer le rythme dans les années 40 et 50, puise dans la tradition du son dans un style mélancolique et humoristique avec des arrangements simples mais subtils, tout comme Los Compadres avant lui.


Cependant à Cuba, le son ne cessera d'évoluer sans jamais véritablement renier ses racines: son évolution se fera au gré des influences musicales et technologiques qui pénètrent à Cuba. Le cha cha cha, le mambo, le songo ou la timba sont en ce sens des descendants directs du son.

À partir de la deuxième moitié des années soixante, le son va constituer la base de ce qu'on nommera, d'abord à New York, la salsa, synthèse et évolution de plusieurs rythmes cubains et portoricains.

En 1989, lors d'un festival organisé par la Smithsonian Institute, Compay Segundo chante pour la première fois « Chan Chan ».


En 1997, Ry Cooder décide de reformer un groupe de son, avec des légendes oubliées : Buena Vista Social Club. Wim Wenders en fait un film documentaire en 1999 qui remporte un large succès.


source : www.wikipedia.fr

 

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 22:55

À partir de 1981, l'industrie salsa en crise va tenter d'élargir son public. La salsa devient Salsa Romántica. Les chansons sont principalement des reprises de ballades romantiques ou boléros; les textes et les arrangements sont moins agressifs, plus « mous ».

Les pionniers seraient Orquesta Versalles avec le single Todo se derrumbo, une reprise d'une ballade de Manuel Alejandro, orchestrée en salsa par Fitto Faster "Palabra".

Le terme Salsa Romántica est dû à Louie Ramírez, qui avait sous-titré l'album Noche Caliente, "Los éxitos más románticos de ayer en ritmo de salsa". Willie Rosario qualifiera cette musique de Salsa Monga, elle deviendra Salsa Erótica (puis Salsa de Escritorio suivant Tommy Muriel).


A posteriori, on qualifiera alors la salsa des années 1970 de salsa dura, salsa gorda ou encore salsa clasica.

Parmi les premiers chanteurs de salsa romantica :
- Eddie Santiago
- Frankie Ruiz
- Lalo Rodriguez
- Willie González.

Et leur nombre n'a fait que croître depuis les années 1990 :
- Luis Enrique
- Jerry Rivera
- Rey Ruiz
- Marc Anthony
- Jennifer Lopez
- Tito Rojas
- Tito Nieves
- José Alberto ‘’El Canario’’
- Tony Vega
- Victor Manuelle
- Domingo Quiñones
- Michael Stuart …

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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 00:21

La «Timba» (qui signifie « nouveau » en argot cubain) est un tout nouveau genre musical apparu dans les années 1980. Enracinée dans les rythmes traditionnels du "Son" et du "songo" cubains, c’est la plus grande source actuelle de musique latine.

La Timba trouve son origine dans la clave mais la plupart des compositeurs avouent être autant influencés par le funk, la soul, le jazz-rock et le hip hop que par la salsa cubaine. L’album « En La Calle » de José Luis Cortés sorti en 1989 est considéré comme le premier de ce nouveau genre musical.

Beaucoup de groupes de timba ont gardé l'ensemble traditionnel de « charanga » des années 1940, (qui inclut basse, congas, claves, piano, violons, flûte), auquel viennent s’ajouter : batterie, synthétiseur, une section cuivres (trombone, trompettes, saxophones) et parfois une guitare électrique.

La Timba se caractérise par les changements fréquents entre les modes majeurs et mineurs, les rythmes complexes, les changements dans la vitesse et le grand nombre de pauses orchestrées, ou bloquées. Beaucoup d'innovations ont été faites dans la façon de jouer, particulièrement sur la basse (avec des éléments de funk et de Rhythm and Blues), le piano (avec des éléments de musique classique), les cuivres (des fugues ou d'autres dispositions complexes) et le rythme de la clave.

Les chanteurs travaillent tout particulièrement les solos ou les duos avec une chorale de fond répétant les refrains à l'unisson. Un bon nombre de mot sont parlés, une technique empruntée aux rappeurs nord-américains, mais avec une touche résolument cubaine. Les paroles comportent souvent des expressions « Lucumí » (le Yoruba cubain, utilisé presque exclusivement dans un contexte religieux), des références à la santeria, et contrairement à la salsa, elles font rarement des revendications sociales ou politiques (elles sont souvent sous-entendues), sans doute à cause des circonstances politiques de Cuba.

Principaux artistes :

• Adalberto Álvarez y su Son
• Azúcar Negra (formé par Leonel Limonta)
• Bamboleo
• Calle Real
• Carlos Manuel y Su Clan
• Chispa y los Complices
• Conexión Salsera
• Dan Den
• Danny Lozada y su timba cubana
• El Zorro
• Fidel Morales y Proyecto Nega
• Havana Power Band
• Klimax • Isaac Delgado
• La Charanga Habanera
• La Charanga Forever
• Los Ases De La Timba
• Los Van Van (avec Tim Pop etc, etc.)
• Maikel Blanco
• Manolín « El Médico de la salsa »,
• Manolito Simonet y su Trabuco
• NG La Banda
• Orlando « Maraca » Valle (ne joue pas que la timba)
• Pachito Alonso y su Kini Kini
• Palatimba latin soul band
• Pupy y Los que Son, Son (groupe de Cesar « Pupy » Pedroso, pianiste de Los Van Van)
• Tirso Duarte
• Paulo FG
• Yumurí y sus Hermanos...

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2 janvier 2005 7 02 /01 /janvier /2005 22:52

Les instruments utilisés dans la salsa sont le résultat de plusieurs siècles d’innovation et de développement. Comme les cultures autochtones ont été virtuellement détruites par les colonisateurs européens, il reste peu de preuves de leurs contributions musicales. Certains termes et instruments ont cependant survécu.

 

La formation typique comprend :

une section rythmique :
- basse : Son rythme est appelé tumbao.
- piano : son rythme est le montuno, adapté du rythme joué au tres. C'est Arsenio Rodriguez qui a enseigné à son pianiste à jouer ce rythme.
- des percussions
     congas : (aussi appelées tumbadoras à Cuba). Instrument de la rumba avec lequel on joue notamment le rythme du guaguanco. Arsenio Rodriguez l'a introduit dans le son cubain, qui est devenu son montuno. Le rythme des congas est aussi appelé tumbao.
     bongos : utilisés par le son cubain, ils avaient été remplacés par les congas dans le son montuno. Avec la salsa, les deux instruments cohabitent.
     Le timbal ou les timbales : Ressemble à une batterie mais sans grosse caisse, avec des fûts métalliques. Provient du danzon, repris par le mambo et les formations de type "charanga". Tito Puente en a fait un instrument majeur de la salsa 
une section cuivre (appelée metales en espagnol) : trompettes, trombones, parfois saxophones ;
flûte(s) et violon(s), dans les formations de type charanga, issues du danzon, ainsi que dans la timba
- des voix :
chant : les chanteurs improvisent souvent. Ceux qui sont doués pour cela sont appelés soneros. Dans les morceaux influencés par le guaguanco (une des formes de la rumba), le chant commence souvent par la diana, des "a lé la lé lala" plaintifs…
chœurs (en espagnol : coro).

Le nombre de cuivres, de voix et de percussions peut varier.


Durant les années 1970, la plupart des groupes tenteront, en faisant varier ces paramètres, de créer « leur » son.

Les variations à base d'instruments européens, africains et créoles ont produit beaucoup de combinaisons en fonction du style de musique interprétée et des instruments disponibles. Beaucoup d'ensembles cubains sont dérivés de la tradition orchestrale alors que d'autres sont une combinaison de styles de musique folklorique et paysanne.

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