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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 22:54

Le Son Cubain est considéré comme l'un des ancêtres de la Salsa. Né dans la campagne d’Oriente (Est de Cuba) au cours du 19ème siècle, il résulte de la fusion de mélodies espagnoles dressées par des rythmes africains.

Joué à ses débuts par un trio de musiciens : un « tres », un « bongo » et une « marimbula », le Son Cubain est introduit en 1982 au carnaval de Santiago de Cuba. Dans les années 1920, un des groupes les plus célèbres est le Trio de Miguel Matamoros avec des succès comme « Mamá, son de la Loma », « El que siembra su maíz ».

Le Son Cubain est basé sur un rythme à quatre temps. Il n'a guère de parenté avec son homonyme le son mexicain.

En 1909, le service militaire devenu obligatoire, des militaires de Santiago de Cuba se rendront à La Havane et y apporteront le son où le tempo s'accélèrera, et le nombre de musiciens passera à six : Sexteto Boloña, Sexteto Occidental ; le Cuarteto Oriental devient le Sexteto Habanero.

Peu à peu, des orchestres ont délaissé le danzon pour jouer du son.

Une variante du son, le sucu-sucu, naît dans l'Île des Pins (Cuba) (compositeur le plus célèbre : Eliseo Grenet).


Dans les années 1920, un des groupes les plus célèbres est le Trio de Miguel Matamoros avec des succès comme « Mamá, son de la Loma », « El que siembra su maíz »... Il est bientôt concurrencé par d'autres, comme le Sexteto Munamar, le Sexteto Machín, qui ont légué eux aussi des enregistrements inoubliables.


En 1927, Ignacio Piñeiro crée le Sexteto Nacional, qui deviendra ensuite Septeto Nacional, ajoutant pour la première fois dans l'histoire du son une trompette comme instrument principal.
En 1928, le Septeto Nacional est la vedette de l'Exposition universelle de Séville en Espagne.
Rita Montaner qui possédait une très belle voix de soprano, avec son pianiste Ignacio Villa, le célèbre « Bola de Nieve » (Guanabacoa [Cuba], 1911 - La Havane, 1971) triomphent ensemble à Paris avec le pregón-són du pianiste cubain Moisés Simons « El Manicero ».


La mode du son gagne les États-Unis d'Amérique (là bas on l'appelle rhumba), avec « El Manisero » (The Peanut Vendor) enregistrée par Don Azpiazu et le Havana Casino Orchestra et interprétée à Broadway par Antonio Machín.


En France, ce sont Don Barreto et les Lecuona Cuban Boys qui feront connaître, entre autres, le rythme du son.


En 1930, Arsenio Rodríguez fusionne le son avec le guaganco (une des formes de la rumba) et donne naissance au son montuno (Papauba et Para bailar son montuno).

Vers 1950, Beny More evolue le son avec autres ritmes cubains (Castellano que bueno baila usted et Vertiente Camaguey); les portoricains vont eux aussi adopter le son. L'un deux, Ismael « Maelo » Rivera, « El Brujo de Borinquen » sera sacré « Sonero Mayor ».


Carlos Puebla, à l'encontre de la tendance à en accélérer le rythme dans les années 40 et 50, puise dans la tradition du son dans un style mélancolique et humoristique avec des arrangements simples mais subtils, tout comme Los Compadres avant lui.


Cependant à Cuba, le son ne cessera d'évoluer sans jamais véritablement renier ses racines: son évolution se fera au gré des influences musicales et technologiques qui pénètrent à Cuba. Le cha cha cha, le mambo, le songo ou la timba sont en ce sens des descendants directs du son.

À partir de la deuxième moitié des années soixante, le son va constituer la base de ce qu'on nommera, d'abord à New York, la salsa, synthèse et évolution de plusieurs rythmes cubains et portoricains.

En 1989, lors d'un festival organisé par la Smithsonian Institute, Compay Segundo chante pour la première fois « Chan Chan ».


En 1997, Ry Cooder décide de reformer un groupe de son, avec des légendes oubliées : Buena Vista Social Club. Wim Wenders en fait un film documentaire en 1999 qui remporte un large succès.


source : www.wikipedia.fr

 

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